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Plan d'épargne retraite /

Guide complet du PER

Maj 2 novembre 2026

Plan d'épargne retraite (PER) : comment ça marche, et pour qui ?

Plan d'épargne retraite PER : préparer sa retraite et réduire ses impôts

Le plan d'épargne retraite (PER) existe depuis le 1er octobre 2019.
Il remplace progressivement le Perp, les contrats Madelin, le Perco et l'article 83.
Son atout principal : les versements volontaires peuvent être déduits de votre revenu imposable.
Sa contrepartie : l'argent est bloqué jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé.

Pourquoi le PER a été créé

Avant 2019, l'épargne retraite supplémentaire reposait sur un empilement de produits aux règles différentes : le Perp pour les particuliers, les contrats Madelin pour les indépendants, le Perco pour l'épargne salariale, l'article 83 pour les cotisations obligatoires de l'entreprise. Chacun avait ses plafonds, sa fiscalité et ses conditions de sortie, ce qui rendait la comparaison et le transfert très difficiles.

Le PER remplace tous ces dispositifs par un cadre unique, avec les mêmes grandes règles : mêmes cas de déblocage anticipé, mêmes possibilités de sortie en capital ou en rente, et une portabilité de l'épargne d'un PER à un autre. Les anciens contrats ne sont plus commercialisés, mais ceux déjà ouverts peuvent être conservés ou transférés vers un PER.

Les trois formes de PER

Le PER se décline en trois versions, selon que l'épargne vient de vous seul ou de votre entreprise :

  • PER individuel : ouvert à toute personne majeure, sans passer par l'employeur. Vous choisissez librement l'établissement, le contrat et les supports. C'est la forme la plus utilisée pour réduire son impôt. Détails sur le PER individuel.
  • PER d'entreprise collectif : facultatif, alimenté notamment par l'épargne salariale (intéressement, participation, abondement de l'employeur). Il remplace le Perco. Détails sur le PER collectif.
  • PER d'entreprise obligatoire : l'adhésion s'impose aux catégories de salariés concernées, avec des cotisations obligatoires. Il remplace l'article 83. Détails sur le PER obligatoire.

Sur le plan juridique, le PER individuel prend la forme d'un contrat d'assurance (type assurance-vie) ou d'un compte-titres avec compte-espèces. Le choix a des conséquences en cas de décès : voir PER et transmission et PER ou assurance-vie.

Les trois compartiments

Quelle que soit sa forme, un PER est divisé en compartiments selon l'origine des sommes, car la fiscalité et les règles de sortie en dépendent :

  • Compartiment individuel : vos versements volontaires, déduits ou non du revenu imposable. Le plan distingue les deux catégories, car leur fiscalité à la sortie diffère.
  • Compartiment collectif : épargne salariale (intéressement, participation) et versements de l'employeur.
  • Compartiment catégoriel : cotisations obligatoires de l'employeur, et du salarié si l'accord d'entreprise le prévoit.

Le PER individuel n'alimente que le premier compartiment, sauf si vous transférez une épargne déjà constituée. Le détail est dans notre page sur les compartiments.

Les grandes étapes de la vie d'un PER

  • Ouverture : choix de la forme, de l'établissement et du profil de gestion.
  • Alimentation : versements libres ou programmés, avec option de déduction fiscale. Voir versements et déduction.
  • Gestion : gestion pilotée par défaut ou gestion libre. Voir gestion pilotée.
  • Déblocage : à la retraite, ou avant dans les cas prévus par la loi. Voir sortie et déblocage anticipé.
  • Transfert : possible vers un autre PER, avec des frais plafonnés. Voir transfert et frais.

Pour qui le PER est-il intéressant ?

L'avantage fiscal s'exerce au taux marginal d'imposition. Plus votre tranche est élevée (30 %, 41 %, 45 %), plus l'économie d'impôt à l'entrée est forte. À l'inverse, si vous êtes peu imposé, la déduction rapporte peu et il peut être préférable de ne pas déduire vos versements.

Comptez aussi votre tranche à la retraite : si elle est inférieure à l'actuelle, l'opération est gagnante, car vous déduisez à un taux élevé et vous êtes imposé à la sortie à un taux plus faible. Le PER convient particulièrement aux actifs bien imposés, aux dirigeants et aux professions libérales qui veulent se constituer un complément de retraite tout en réduisant leur impôt.

Ce qui change en 2026

L'année 2026 apporte plusieurs changements : prélèvements sociaux à 18,6 % et PFU à 31,4 % sur les gains, fin de la déduction des versements après 70 ans, report des plafonds non utilisés porté à 5 ans. Voir tout ce qui change en 2026.

Par où commencer ?

Le Guide Du Patrimoine rappelle que le PER ne supprime pas l'impôt, il le décale. L'économie réalisée à l'entrée est en partie reprise à la sortie.

Les points de vigilance

  • Blocage jusqu'à la retraite, hors cas de déblocage anticipé.
  • Gestion pilotée par défaut : l'épargne est exposée aux marchés, puis sécurisée à l'approche de la retraite.
  • Frais de gestion et de transfert à comparer avant de souscrire.
  • Fiscalité à la sortie à anticiper selon que vous avez déduit ou non vos versements.
  • Évolution de votre tranche : la déduction se fait au taux marginal du moment, qui peut changer d'ici la sortie.

Pour un conseil personnalisé sur votre épargne retraite et votre défiscalisation, contactez-nous au 01 89 16 15 00 (appel non surtaxé) ou en remplissant le formulaire.



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