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Coût d'un EHPAD pour un résident GIR 1 : simulation avec et sans aides

Maj 1 septembre 2026

EHPAD GIR 1 : combien coûte réellement l'entrée d'un proche ?

Coût d'un EHPAD pour un résident GIR 1, simulation avec et sans aides

Le GIR 1 désigne le niveau de dépendance le plus lourd sur la grille AGGIR : perte quasi totale d'autonomie physique et mentale, nécessitant une présence continue.

C'est aussi, mécaniquement, le niveau de dépendance pour lequel la facture d'EHPAD est la plus élevée — et où le montant des aides mobilisables fait la plus grande différence sur le reste à charge de la famille.

Une facture en trois lignes bien distinctes

Toute facture d'EHPAD se décompose en trois tarifs, quel que soit le niveau de dépendance :

  • Le tarif hébergement : logement, restauration, animation. Il varie fortement d'un établissement à l'autre et reste intégralement à la charge du résident, sauf aides au logement.
  • Le tarif dépendance : lié au niveau de perte d'autonomie (grille GIR). C'est le poste le plus lourd pour un GIR 1, mais aussi celui que couvre en partie l'APA (allocation personnalisée d'autonomie).
  • Le tarif soins : entièrement pris en charge par l'Assurance Maladie. Il n'apparaît jamais sur la facture adressée à la famille.

Pour estimer précisément le reste à charge d'un proche en GIR 1 selon l'établissement visé, contactez-nous au 01 89 16 15 00 (appel non surtaxé) ou en remplissant le formulaire.



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Deux situations, deux restes à charge très différents

Pour mesurer l'écart que font les aides, prenons deux profils fictifs, tous deux classés GIR 1, hébergés dans un établissement facturant un tarif hébergement de 2 400 € et un tarif dépendance de 650 € pour ce niveau de perte d'autonomie.

  • Marcel, pension de retraite de 1 350 € : sans aide, la facture mensuelle atteindrait 3 050 €, très au-dessus de ses ressources. Avec l'APA (prise en charge quasi intégrale du tarif dépendance selon son GIR et ses revenus) et l'ASH (aide sociale à l'hébergement, sous réserve que l'établissement soit habilité), son reste à charge personnel tombe autour de 1 250 € — le solde étant avancé par le département, récupérable sur sa succession.
  • Colette, pension de retraite de 2 500 € : ses revenus dépassent le plafond d'accès à l'ASH. Elle bénéficie de l'APA sur le tarif dépendance, mais doit assumer seule l'intégralité du tarif hébergement. Son reste à charge mensuel avoisine 2 450 €, un montant que sa pension couvre tout juste, sans marge.

Pour simuler le reste à charge réel d'un proche selon sa situation, contactez-nous au 01 89 16 15 00 (appel non surtaxé) ou en remplissant le formulaire.


Les aides mobilisables pour réduire la facture

Plusieurs dispositifs, cumulables sous conditions, permettent de réduire significativement le reste à charge :

  • L'APA en établissement : calculée selon le GIR et les revenus du résident, elle finance tout ou partie du tarif dépendance. En 2026, en dessous d'environ 2 850 € de revenus mensuels, la participation résiduelle du résident reste limitée ; au-delà de 4 380 €, elle grimpe fortement.
  • L'ASH : prise en charge du solde du tarif hébergement par le département, sous condition de ressources et uniquement dans les établissements habilités à l'aide sociale — un critère à vérifier avant tout engagement.
  • Les aides au logement (APL/ALS) : versées directement par la CAF, elles viennent en déduction du tarif hébergement.
  • La réduction d'impôt : 25 % des dépenses restant à charge, plafonnées à 10 000 € par an, soit jusqu'à 2 500 € de réduction d'impôt annuelle.
Le Guide Du Patrimoine rappelle que l'habilitation à l'aide sociale d'un établissement, tout comme sa politique tarifaire, sont des critères à vérifier avant l'entrée d'un proche — au même titre que la solidité financière du groupe gestionnaire pour un investisseur.

Pour vérifier l'habilitation à l'aide sociale d'un établissement avant l'entrée d'un proche, contactez-nous au 01 89 16 15 00 (appel non surtaxé) ou en remplissant le formulaire.


Une réforme du financement testée dans 23 départements

Depuis 2026, 23 départements expérimentent une simplification du financement de la dépendance : une contribution forfaitaire journalière unique, de l'ordre de 6 € par jour, se substitue au calcul traditionnel du tarif dépendance pour les résidents concernés.

Si cette expérimentation est généralisée, elle rendrait le calcul du reste à charge plus lisible pour les familles — un enjeu de transparence qui rejoint celui des indicateurs de qualité déjà déployés sur l'annuaire officiel des EHPAD.

Ce que cela signifie aussi pour l'investisseur en EHPAD

Le reste à charge du résident n'a pas d'impact direct sur le loyer perçu par le propriétaire d'une chambre médicalisée : celui-ci est fixé par un bail commercial avec le gestionnaire, indépendant de la facturation aux familles.

En revanche, un tarif hébergement mal positionné par rapport au marché local, ou l'absence d'habilitation à l'aide sociale, peuvent freiner le remplissage d'un établissement — et donc, indirectement, la régularité des loyers versés par l'exploitant.

Pour évaluer l'impact de la politique tarifaire d'un gestionnaire sur votre investissement LMNP, contactez-nous au 01 89 16 15 00 (appel non surtaxé) ou en remplissant le formulaire.


Conclusion

Pour un résident GIR 1, la facture brute d'un EHPAD peut dépasser 3 000 € par mois, mais le reste à charge réel varie du simple au double selon les aides mobilisées et l'établissement choisi. APA, ASH, aides au logement et réduction d'impôt, correctement cumulés, permettent souvent de ramener ce montant à un niveau soutenable — à condition de les demander en amont et de vérifier l'habilitation de l'établissement visé.

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